À Paris, la mise en service après travaux suit rarement une construction neuve. Le cas courant est la rénovation complète d'un appartement dans un immeuble ancien : on coupe tout, on refait tout, et il faut obtenir de nouveau la mise sous tension. En Île-de-France, ces chantiers sont menés par nos électriciens salariés, pas par des partenaires.
La rénovation complète, le cas parisien type
Dans beaucoup d'immeubles anciens, l'installation d'un appartement date de plusieurs décennies : tableau à fusibles, absence de conducteur de terre, circuits ajoutés au fil des occupants. La remettre en conformité circuit par circuit, sous tension, est souvent illusoire.
La solution la plus saine est alors une reprise complète, avec une mise hors tension demandée au gestionnaire de réseau. C'est précisément le cas où le code de l'énergie (article D342-19) exige une attestation de conformité visée par le Consuel avant la remise sous tension. Le dossier est expliqué sur l'attestation Consuel.
Ce choix a une conséquence pratique : pendant les travaux, l'appartement n'a plus de courant. Les corps d'état travaillent sur une alimentation de chantier ou depuis un point autorisé des parties communes, jamais sur une rallonge tirée chez le voisin.
Ce que l'immeuble ajoute
La colonne montante. Depuis la loi ELAN, les colonnes montantes électriques relèvent en principe du réseau public de distribution, sauf lorsque les copropriétaires en ont conservé la propriété. Si votre rénovation augmente la puissance demandée, c'est la capacité de cette colonne qui décide si la demande peut être satisfaite tout de suite ou après un renforcement.
Le compteur, souvent hors de l'appartement. Il peut se trouver sur le palier, dans un placard de parties communes ou dans un local compteurs en sous-sol. Y accéder demande une clé, un gardien ou l'accord du syndic, et c'est une contrainte à régler avant le jour de la remise sous tension.
Le syndic. Vos parties privatives sont à vous ; la colonne, le local compteurs, les gaines communes et les murs porteurs ne le sont pas. Une rénovation complète touche presque toujours l'un de ces points.
La terre. Dans un immeuble ancien, l'appartement peut ne disposer d'aucun conducteur de terre exploitable. La création ou la reprise d'une liaison à la terre passe souvent par les parties communes, donc par une décision de la copropriété.
Réunions de lots et changements d'usage
Deux opérations fréquentes à Paris modifient le nombre ou la nature des points de livraison.
La réunion de deux appartements. Un seul logement n'a besoin que d'un point de livraison. L'un est conservé, l'autre supprimé à la demande du propriétaire, et la puissance du premier se revoit en fonction du logement réuni.
La transformation d'un local. Un bureau ou une boutique transformés en logement, ou l'inverse, change les besoins de puissance et, souvent, l'installation entière. La démarche d'urbanisme liée au changement d'usage est distincte de la démarche électrique ; les deux se mènent en parallèle.
Le chantier sur la voie publique
Lorsque l'immeuble ne peut pas alimenter le chantier, un coffret installé sur le trottoir suppose une autorisation d'occupation du domaine public délivrée par l'autorité gestionnaire de la voirie : la Ville de Paris, ou sur certains axes la Préfecture de police, et la commune ailleurs en Île-de-France. Elle se demande avant le raccordement provisoire, pas après. Le déroulement d'une alimentation de chantier et de sa bascule est décrit sur du compteur de chantier au compteur définitif.
En petite couronne et en grande couronne
Les maisons individuelles et les pavillons des départements autour de Paris relèvent plus souvent du parcours d'une construction ou d'une extension : demande de raccordement, branchement, installation neuve, attestation. Le parcours est détaillé sur première mise en service. Autre différence avec Paris : dans ces départements, un arrêté préfectoral exige l'attestation visée pour une rénovation totale, même sans coupure demandée, selon la fiche SéQuélec n° 7 consacrée à l'attestation de conformité ; nos électriciens salariés interviennent dans tous les départements d'Île-de-France.
Ce que nous prenons en charge
Diagnostic de l'existant, reprise complète, préparation de l'accès au compteur avec le syndic ou le gardien, attestation et dossier, présence à la visite, essais après remise sous tension. Les décisions sur la colonne montante, la suppression d'un point de livraison et la date de mise sous tension appartiennent au gestionnaire de réseau. Les postes de coût sont expliqués sur prix d'une mise en service ; la vue d'ensemble figure sur l'accueil.