Le coût d'une mise en service après travaux se répartit entre quatre postes, et trois d'entre eux ne dépendent pas de l'électricien. Savoir qui fixe chaque montant, et où le trouver, évite de comparer des devis qui ne couvrent pas la même chose.
1. Le raccordement
C'est le poste le plus variable. Son montant figure dans la proposition de raccordement du gestionnaire de réseau, établie d'après son barème en vigueur et la solution technique retenue pour votre parcelle ou votre local.
Il dépend notamment :
- de la puissance demandée et du type de branchement ;
- de la distance au réseau existant et de la nécessité d'une extension ;
- de la répartition des travaux entre le gestionnaire et vous, notamment la tranchée et le fourreau en domaine privé ;
- de la réfaction, une réduction appliquée selon les règles fixées par arrêté.
Lorsqu'une extension du réseau est nécessaire, la part correspondante est à la charge du bénéficiaire de l'autorisation d'urbanisme, ou de l'aménageur dans une zone d'aménagement concerté (code de l'énergie, article L342-21). Depuis la loi APER, pour les autorisations délivrées à partir du 10 septembre 2023, la commune ne prend plus en charge cette part.
Le montant et sa répartition se lisent dans la proposition. Nous pouvons vous aider à la lire, pas la remplacer.
2. Le visa de l'attestation Consuel
Le visa de l'attestation de conformité est payant. Son tarif est fixé par le Consuel et varie selon le type d'installation. Il est souvent intégré au devis de l'électricien, qui se procure l'attestation et la dépose.
Une nouvelle visite après des non-conformités peut entraîner un coût supplémentaire, sans parler du temps perdu. C'est le poste sur lequel la qualité de l'installation pèse le plus directement. Le déroulement du contrôle est expliqué sur l'attestation Consuel.
3. Les frais de mise en service
La mise sous tension est une prestation du gestionnaire de réseau, dont le prix figure dans son catalogue des prestations. Vous ne la payez pas directement au gestionnaire : le fournisseur la refacture, en général sur la première facture. Une mise en service accélérée, lorsqu'elle est proposée, coûte plus cher que la prestation standard.
4. Les travaux d'électricité
C'est la seule part que nous chiffrons nous-mêmes. Un devis sérieux sépare :
- l'installation intérieure : tableau, protections, circuits, appareillage, liaisons équipotentielles, gaine technique logement ;
- la prise de terre, en fond de fouille sur une construction neuve, ou par piquet sur un existant ;
- la part privée du branchement, si elle nous est confiée : fourreau, liaison jusqu'au panneau de contrôle ;
- l'attestation et son dossier, avec la présence à une éventuelle visite ;
- le coffret de chantier, si le projet en a besoin.
Comparez les devis poste par poste. Un devis qui ne mentionne pas l'attestation ou la prise de terre n'est pas moins cher : il est incomplet.
Les coûts qu'on oublie
L'alimentation de chantier. Le raccordement provisoire et le contrat de fourniture temporaire forment un coût à part, qui dure tant que le compteur définitif n'est pas en service. Voir du compteur de chantier au compteur définitif.
La puissance souscrite. Elle détermine le prix de l'abonnement pour toute la durée du contrat. Surdimensionnée, elle coûte chaque mois ; sous-dimensionnée, elle oblige à une modification ultérieure.
Les vérifications d'un local professionnel. Vérification initiale et contrôles avant ouverture d'un établissement recevant du public s'ajoutent au visa. Voir compteur professionnel.
Ce que contient notre chiffrage
Nos devis portent sur notre part, avec la date d'établissement. Lorsque nous mentionnons un montant de raccordement, de visa ou de mise en service, nous indiquons la proposition ou le tarif dont il provient, et sa date. La séquence complète est décrite sur première mise en service et la vue d'ensemble sur l'accueil.